SHICCHI.

c’est orgueilleux de dire que l’on est modeste alors autant dire que l’on est orgueilleux

Avr 16
Avr 12
Avr 5
Mar 23

s’accoude à ma solitude
me gratte à la gare
se targue d’être
à danser l’enfant
.
je chante mes cordes
pour l’amour d’ici
gargarise sa douce
s’écoute à la voix
.
pour voir des amis
a vu est parti
se souvient de la nuit
a perdu sa musique
.
je suis venu te dire
et c’est bien
et c’est bien
qu’une chatte m’entend
.
le livre regarde
mon mutisme parfait
je n’écoute plus
mais je pleure sans rien
.
c’est une île scandaleuse
à l’école des traits
pour rire par chemin
pour rire à tes contours
.
je m’entends par la route
elle m’exalte parfum
les souliers tressés
la grand mère était ivre
.
à l’après midi
toujours sans fleur
toujours sans loup
qui écoute l’odeur
.
pour ne plus rire
comme un chapeau de paille
un éclat de lèvre
se roule en frisson
.
je suis une femme
avec des doigts de bois
une femme à barbe
aux poils roux
.
les armoires lentes
une escorte veille
les envols gracieux
une lumière veille
.
mon rêve a mangé
les bras de la mer
dans l’ascenseur brisé
du monstre de verre
.
une valise écoute
la chanson retrouvée
d’une mandoline pulpeuse
nous étions bien
.
le merle a des paroles
sur un sommet d’ongles
sur la lisière d’un cheveu
d’un miroir à tes pieds
.
une mélodie

s’amuse à voir

qui a des beaux yeux

des belles lèvres
.
danse sur le temps

aux beaux vêtements

qui surtout rigole

et rit de sa danse

.

oh

elle avait des airs

comme ça

des airs de oh

.

Mar 21
Mar 17

l’argent eau doigts coule des lèvres 

Mar 9
Mar 8

être sincère par notes

Fév 22
Fév 20

Dans une boîte de paille tressée
Le père choisit une petite boule de papier
Et il la jette
Dans la cuvette
Devant ses enfants intrigués
Surgit alors
Multicolore
La grande fleur japonaise
Le nénuphar instantané
Et les enfants se taisent
Emerveillés
Jamais plus tard dans leur souvenir
Cette fleur ne pourra se faner
Cette fleur subite
Faite pour eux
A la minute
Devant eux.

Fév 20
l’école des beaux arts prévert
Fév 19
Fév 19

muhahahahaha

Fév 16

- femmes qui rient dans la cuisine

- des violons qui se brisent dans l’eau

- un torrent

- des femmes se brisant dans l’eau

- et la mer et tes yeux

- trois femmes assises l’été des bégonias

- une femme partant

- la femme descendant l’escalier

- une femme dansant le palier

- des violons de mensonges dans un filet de prières

- des trompes de pierre

- des vins bus à pleine dent

- des femmes de main muette

- mains d’ébène

- et la chaleure déplacée.

- murailles visibles

- des mains qui se noient

- des vases l’été

- ou de la pensée de tarme

- la pierre et l’étang

- le sang qui afflue et ta main qui se voile

- ton bras de l’encolure de ta veste.

- juste ce souffle.

- des éclats

- ton rire et mes yeux

- nos bronzages

- l’amour et ta veste

- mon amour et ta voix

- une main cherchant le virage

- une main qui cherche la côte

- une femme et le naufrage

- des violons polis, recrachés par l’écume

- des femmes de sang

- une femme

- ta voix

- nos pieds et le bateau des autres

- l’aube

- moi et ma reine d’aurore

- ta voix contre l’encolure du torsage.

- ton coeur et la marée montante

- ta femme et la voix sur le palier

- nos colliers de grisaille

- la mer et la chose

- les pieds de velours

- la sorcière

- la femme muette

- des mains muettes

- des mains muettes cherchant l’obscurité

- des mains muettes trouvant la peine

- des mains de lumière trouvant la fange

- à l’étalée sur nos aines

- et le silence

- des femmes de pierre et la pensée du torrent

- des femmes et la prière du torrent

- contre la ville les amants

- du feu pour les yeux de la ville

- la ville muette de charme

- la gauche de la mer s’écrasant

- les éclats de ton rire

- les éclats de ton sourire

- le coeur en éclat à tes pieds

- mes pieds et le coeur de ton éclat

- une main pour te voir

- je ne veux plus te voir

- je me cache le visage

- je me cache les oreilles

- je me brise les cheveux

- un singe nu

- corps nu pour tes diamants de perle

- de la femme et de l’homme pour mes oreilles

- des yeux pour voir le pelage

- la drogue des dunes

- ton sourire

- je ne veux plus ton sourire

- femme en proie

- des loups fauves

- des nomades dans la plaine.

- un homme au rire de femme dans la cuisine

- la glace échangée, pilée par l’écume

- et le mensonge rapiécé.

- ta veste d’aurore et le manteau qui l’habite

- la peine d’un mage et le vent tôt qui l’hébète

- ta voix sur le torse d’un loup

- le feu rond sortant d’une bouche

- et ton cou enlaçant la provence

- trois fois ton corps et le rivage

- une main muette doublant le virage

- et la femme de ciel s’égarant sous les âges.

- un pas me chassant de mes chansons.

- et l’ombre s’amenant

- ton corps se retire

- mais je reste

- face aux pleureurs de la pierre

- et le silence des armes

- et nos sens faïence

- ton corps et la pluie

- plus de terre pour

- je reste là

- une femme corps de bois

- trois ailes contre la vitre

- la fenêtre fermée

- et le coeur sans soucis

- trois tulipes pour l’eucharistie

- de la pierre sous la montagne

- un trésor sous la route

- et tes pas de velours

- la sorcière s’anime

- violons longs jetés dans l’eau de l’ill

- et le corps absent

- et la marée qui monte

- trois souris au visage d’ostie

- trois chuchotis de braise

- et l’homme s’en allant

- sonnerie de discorde

- une voix de femme en chaleure

- une voix de drogue dans une femme.

- ton col sous l’enrolure et le vent

- et l’eau répandue du carrelage muet

- une voix de fumée

- ses yeux s’enroulant et l’ombre du pas

- la femme au visage de sens enlacés

- une femme et la prière du collège

- de la brise pour les oiseaux

- et le vent soulevant les rimes accrochées

- juste tes lèvres s’accrochant au rempart.

- et la ville criante.

- la famine et les mages

- de la peine pour les loups

- et des chaînes de diamant

- le cristallin accroupie

- et qui cherche la chute

- une voile de femme habitée

- et la prière sourde des murs

- ton heure s’achève si le vent m’emmène

- de la faune d’azur

- moi et ma reine d’aurore

- deux mains pour le chant des baleines

- des oiseaux cherchant la chute

- ou de la pensée de tarme.

- sorcière de la ville plantant des choux.

- villes enlacées au parterre des fenêtres.

- trois lettres dispersées au bruit de l’abîme

- et ta présence obsédante

- ton regarde apaisant l’ardeur

- la main et l’oeil

- trois fauves et les reines

- six trônes et le bocage des sourds.

- puis le silence.

- le soleil s’est couché depuis

- (ma ville muette)

- de l’or et la terre

- sentiments de pensée fraîche

- sentiments du penseur affairé

- glissade désolée

- et l’or dézor

- la mer et l’ouvrante

- le sang et l’ouvrage

- le chant et la rage

- ma mère et l’orage

- la lune et l’attelage

- les sables de l’alpage

- ma soeur qui dégage

- le sang des renards

- la manche des jambes

- la peur du soir sensible

- le soleil des meurtres tranquilles

- l’acidité de ma soeur

- la reine des tortures

- le mince filet de sueur

- la chance exhalée

- la clairvoyance s’échappant

- ma femme de pierre

- le bruit des pas sous les dunes

- les images changées

- la terre et mes ongles

- la souillure du voyage

- la chaîne et le loup

- la louve sans passion

- le coeur en coussin de plumes

- la femme chant

- le sourire des chats

- la femme sans chance

- le voile sur la main

- d’une main l’ombre et de l’autre la lumière

- battement incessant

- et la femme de marbre.

- chanter l’aurore

- et la femme de sable.

- la merde et le ventre

- femme de corps beau

- quel beau vocabulaire

- et des craies de couleur dans ma main

- la poudre s’effrite

- le vent souffle et fait bien

- couche les lèvres de papier

- et baise le silence des mots

- doigts et vertèbres dansent sur le toît

- plantes chantent la nuit

- bouge de lèvres

- femme de chute soudaine

- et la pluie des amours

- les rêves remontent en volutes

- des pieds de sable pour les femmes du rivage

- femme chant de joie

- et couleurs égarées perdues sur la page

- les pieds de louves muettes

- les pieds des femmes chantantes

- la femme et la femme sans peine

- la peau de mes amants

- l’orage sourd

- la main morte

- l’osmose synonyme

- la prière fécale

- le collier de tes dents

- le pas rustre du loup

- le pas chantant du loup.

- les oreilles d’ânes

- et les langues de chat.

- le miel des sources

- soudain l’or de la nuit

- le reflet de ton crâne

- le miroir et nos mains

- la jambe pliée sous le cou de la montagne

- la femme dansée pliée dans l’alpage

- le chant retors de l’or du rivage

- des doigts et des os dansent soutterains

- et de la pensée de tarme.

- valise de femme dispersée dans la ville

- et la fourrure dépecée.

- le chant la prière la femme

- et le bruit des autres mourantes

- une voix insouciante livrant son or à l’âge des soeurs

- et l’aurore sous mes pas de femme muette

- et l’abyme incendiée à l’heure du fantôme tranquille

- un pas deux pas de sorcières échangées

- la blancheur décalée de ta trace sans fil

- la blancheur déconstruite de l’horace défile

- deux pieds inscrits dans le noir et le souffre

- deux pieds cornus dansant le vert et le rouge

- femme de rouge sangsue

- femme de corne malade

- femme oubliée éventrée sur la plage

- homme de rite et de monnaie de femme

- la blanchée sous ton aile à la ligne creusée

- de la bière et des larmes dans les mains de cécile

- agnès regarde la mer

- agnès pleure la mer hésitante

- mange la pierre fendue.

Fév 16
elle disait l’inventaire est libre il est libre je crois